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L’Aquila, le 14 Mars 2000

Prof.ssa Maura Braghieri Dell'Anno

LE MONDE COMME LIBERTE ET RESPONSABILITE
Liberte' et responsabilite' individuelle comme probleme social dans l'administration publique europeenne
(Progetto di ricerca scientifica internazionale)


CEAPE 2000 (Comunita' Europea e Amministrazione Pubblica Europea) est un projet de recherche interdisciplinaire et bilingue, visant a decrire la philosophie morale actuelle, philosophie du droit et philosophie theoretique, consideree dans le cadre de la problematique philosophique europeenne, visant a decrire la philosophie morale actuelle, philosophie du droit et philosophie theoretique, consideree dans le cadre de la problematique philosophique europeenne.

Les arguments du projet ont ete traites dans le cadre de travaux de groupe sur Internet, consacres aux reseaux thematiques visant a l'etude du droit europeen compare. Le travail a dure' deux ans et a atteint le but de decrire selon une approche theoretique ce qu'on appelle constructivisme politique, l'opposant au constructivisme moral de Kant d'un cote' et de l'autre a l'intuitionnisme moral considere comme forme de realisme moral.

Les parties de l'Introduction sont au nombre de trois: les paragraphes 1-3 traitent le probleme de la signification du constructivisme et decrivent plusieurs procedures de construction avec les methodes inherentes au calcul logique; les paragraphes 4-6 examinent la signification de plusieurs types de constructivisme et en expliquent les criteres d'objectivite; les paragraphes 7-9 decrivent aussi les raisons du constructivisme politique comme une partie du liberalisme politique comparee a un appareil du systeme de lois et de procedures ethiques.

Le constructivisme politique montre la structure et le contenu d'une conception politique (RAWLS, J., Liberalisme politique, 1993) cette conception se fonde sur le concept de justice comme equite. Aristotele avait deja soutenu cette these dans l'Ethique Nicomachee, livre V. Les ecoles juridiques europeennes analisent le concept aristotelique selon la logique de l'equilibre politique et d'une procedure de construction qui coincide justement avec la structure aristotelique. Cette procedure, qui a son origine dans une societe tres differente de la societe contemporaine, est cependant tres significative pour la desciption des raisons de la justice.

La signification des propositions qui construisent la raison pratique montrent la possibilite d'une politique constructiviste elaboree selon les evenements et en rapport avec les faits. L'exigence de garantir la possibilite d'un consensus populaire, besoin fondamental dans une societe democratique, est la raison centrale de la description propedeutique de la raison pratique.

La conception constructiviste de la justice politique decrit aussi une conception morale. Apres Kant, en Europe l'intuitionnisme rationnel a contribue au sens politique de la justice comme equite. La philosophie de l'idealisme classique allemand entre le XVIII et le IX siecle a propose la realite comme rationalite absolue. Apres Marx et Feuerbach, l'instance de la sujectivite revendique un nouveau statut et de nouvelles significations ethiques. C'est ainsi que nait la construction d'un nouveau humanisme. Dans le constructivisme actuel on distingue le point de vue objectif, considere comme le point de vue de personnes raisonnables et rationnelles dument precisees, du point de vue impersonnel.

La justice comme equite est consideree actuellement comme un grave probleme a l'interieur de la vision de la stabilite. La meme stabilite est toutefois incompatible avec l'idee globale de la justice. Au cours de la recherche se sont manifestes des caracteres raffines d'une ambiguite' graduelle du concept de justice ecomme equite' et les instruments d'application d'une theorie discrete des mathematiques ont ete importants. Dans le cadre de la recherche on a analise les situations decrites selon une conception intuitionniste de la rationalite' que le Rawls lui meme appelle les principes moraux connus a travers la raison theoretique. Cette conclusion est decrite dans la partie finale du chapitre consacre a la justice comme equite et elle est suggeree par les theses selon lesquelles la connaissance morale derive d'une reflexion critique appropriee, qui est a l'origine de valeurs morales et siege de la volonte' d'agir.

La conception de la personne se renouvele dans le contexte ethique seulement si on enonce de facon explicite la theorie ethique elaboree dans le cadre d'un intuitionnisme rationnel qui n'a pas besoin d'une idee de personne plus complete mais qui reconnait l'identite du "moi" comme sujet connaissant. L'exigence la plus importante revelee par l'intuitionnisme rationnel est de concevoir la liberte comme situation complexe et non seulement selon une conception de la societe' qui depend d'une procedure constructiviste.

L'intuitionnisme rationnel concoit la verite' selon des codes de stabilite' sociale, considerant comme vrais les jugements moraux lorsqu'ils concernent l'ordre independant des valeurs morales et qu'ils sont en mesure de les decrire correctement. Sur la base de la proposition de Rawl a ete elabore' un texte didactique qui decrit les quatre differences entre le constructivisme moral de Kant et le constructivisme politique comme equite'.

Le texte s'articule en quatre sections et constitue l'Appendix didactique de la recherche. Le sujet central est le concept de liberte' dans la Critiqu de la Raison Pure et dans la Critique de la Raison Pratique de Kant. Les textes originaux en allemand ont ete' selectionnes dans des textes anthologiques, avec la traduction a cote'. Des donnees bio-bibliographiques ont ete' collectees pour renseigner les etudiants au sujet des recherches les plus avancees sur Internet avec les bibliotheques virtuelles.

La proposition kantienne sur la liberte a ete' valorisee par les philosophies morales suivantes, rendues valables par des recherches garantistes sur les notions de volonte' et d'actions humaines. Les doctrines contemporaines sur l'eticite' de l'Etat et de la volonte' individuelle, qui comprennent aussi les valeurs fondees sur la raison pratiqu, ont ete' decrites d'une facon comparee.

La societe' en tant que systeme de cooperation equitable est le concept central de la doctrine politique dans son ensemble et elle se montre telle quelle aux yeux des citoyens seulement s'ils sont politiquement autonomes. Une conception politique autonome, selon Rawls, est rassurante pour atteindre les valeurs politiques seulement dans un regime constitutionnel et pluraliste. Au cours d'une recherche on a traite' plusieurs significations de l'autonomie que Rawls definit constitutive parce qu'elle s'oppose a l'intuitionnisme rationnel.

La partie finale de l'Appendice didactique est consacree a la comparaison entre ce qu'on appelle ordre independant des valeurs et la position de Kant dans les oeuvres citees comme lieu logique de son idealisme trascendental.

Enfin, la conclusion de la recherche decrit une comparaison interdisciplinaire entre les sources du droit, la philosophie du droit et la philosophie theoretique actuelle de Ludvig Wittgenstein. L'application critique de la logique de Wittgenstein comme construction architecturale d'une raison pratique favorise la proposition philosophique de G.H. Von Wright et sa construction de la logique deontique.

La conclusion, enfin, decrit une comparaison interdisciplinaire entre les sources du droit et la philosophie theoretique actuelle en tant que notion nee de la logique deontique, selon la pensee philosophique de Ludwig Wittgenstein et de G.H. Von Wright.

La logique deontique en tant que logique des propositions reglementaires a pose' la question sur ce que signifie pour le philosophe du droit et le philosophe de l'ethique une proposition de prescription et surtout dire que les normes, en general, existent.

Il pourrait s'agir, selon une hypothese qui, dans la recherche, occupe un espace considerable dans les chapitres I et II, du probleme onthologique des normes. Le role central, dans cette enquete sur les prescriptions, est joue' par le jeu des symboles et ce role est justifie', dans le cadre des normes, par les considerations possibles sur la condition ontologique des normes elle-meme.

Le probleme concernant la verite' ou la faussete' des normes pose le probleme de ce que sont les normes. Le mot norme determine une longue serie de jeux linguistiques et couvre un ensemble de significations tres heterogene. Les chapitres IV et V contiennent les descriptions des possibilites logiques nees des propositions elementaires reglementaires qu'il est necessaire de classer pour construire une nouvelle philosophie du droit.

La construction d'une logique deontique pourrait sembler une heresie theoretique si la theorie logique qui existe deja' dans la logique de Wittgenstein n'en etait pas le fondement le plus radical. Les chapitres IV et V constituent le principal objet d'etude de ce travail parce qu'ils traitent les prescriptions, les normes techniques et l'inference pratique en tant qu'elements necessaires de la logique des necessites pratiques.

L'apport de la logique propositionnelle classique en ce qui concerne la verite et la faussete des propositions elementaires, qu'elles soient prescriptives et/ou reglementaires, est constitue aussi par deux valeurs de verite' dans le cadre de la logique deontique. Il en decoule que chaque proposition a necessairement une seule valeur de verite' meme s'il y a n propositions logiquement independantes. Le chapitre VI contient des exemples sur chaque distribution possible de valeurs de verite' sur les n propositions en tant que différentes combinaisons de verite'. Partant, la valeur de la verite' d'une proposition est determinee de facon univoque pour chaque combinaison possible de verite' relative a un certain groupe de n propositions; la premiere proposition s'appelle, d'apres Wittgenstein, fonction de verite' de n propositions. Le calcul logique qui en decoule montre qu'il existe un nombre infini de fonctions de verite' et différentes propositions logiquement independantes.

Les chapitres VII et VIII decrivent la negation d'une proposition donnee, la conjonction de deux propositions, qui est vraie si les deux propositions sont vraies; la disjonction de deux propositions qui est vraie si au moins une des deux propositions est vraie; l'implication (materielle) d'une ou de plusieurs propositions, qui dans le chapitre est analisee non seulement par rapport a l'antecedent mais aussi a la deuxieme proposition dite consequente, qui est donc vraie seulement si le cas ou la premiere est vraie et la deuxieme fausse ne se produit pas. Si p et q expriment des propositions, p et q en exprime l'implication. Dans la logique deontique l'equivalence materielle de deux propositions est vraie si et seulement si les deux propositions en question sont vraies ou fausses. Si tel est le cas, p et q expriment des propositions qui ont un rapport d'equivalence.

La tautologie, qui dans l’œvre de Wittgenstein est fonction de vérité de propositions élémentaires, est fonction de vérité pour toutes les combinaisons possibles de vérité de n propositions. Comme la tautologie, la contradiction n’est représentée par aucun symbole particulier. Von Wright aussi considère la vérité-fonctionnalité comme une propriété logique transitive. Si une proposition est une fonction de vérité d’un ensemble de propositions et si chaque élément de l’ensemble est une fonction de vérité d’un deuxième ensemble de propositions, alors la première proposition est elle aussi une fonction de vérité du deuxième ensemble de propositions.

CEAPE 2000a analisé les dégrés de transitivité de la vérité-fonctionnalité des propositions, valable pour chaque formule de la logique propositionnelle, même lorsqu’il s’agit de propositions éthiques.

L’application des matrix contenues dans les tableaux de vérité permettent de calculer et/ou de décider quelle est la fonction de vérité de ses composants atomiques qui est exprimée dans une proposition donnée.

La partie technique du travail, qui à l’époque (cf. Braghieri Dell’Anno, M., La logica di Wittgenstein, ed. La Goliardica, Roma 1980) a été expliquée lors d’un séminaire tenu par le prof. Lucio Lombardo-Radice au sein de l’Institut des Mathématiques, est ici décrite selon les procédures mathématiques et les théorèmes visant à traduire la logique dans un langage algébrique.

Le processus de transformation de la logique wittgensteinienne en logique déontique fais l’objet, dans les chapitres VIII et IX, d’une description didactique de trois types de faits ou de propositions qui ne sont pas indépendants les uns des autres.

Au cours de cette recherche on a pris en considération des événements en tant qu’exemples de factualité décrits d’une façon logique.

Le mot événement, considéré comme un jeu-linguistique inportant, montre la transition et le changement d’un état de choses à un autre état de choses.

La notion d’acte humain est fondamental dans le chapitre X parce qu’elle montre comment effectuer un changement; en un certain sens, on décrit l’événement de ce que signifie interférer avec le cours de la nature.

La notion d’action est un événement considéré comme transition d’un état de choses à un autre. Un classement des événement provoqués par les actions des hommes est fait à partir de la logique du changement jusqu’à la logique déontique.

Les actes considérés dans le déroulement de la vie quotidienne provoquent des changements selon la logique du sens commun, mais la logique du sens commun est justement la partie fondamentale de la logique déontique.

Les actes génériques ou catégories d’actes constituent pour Von Wright la base d’une construction symbolique de la logique du droit qui montre l’efficacité de la description reglémentaire.

Le concept d’agent est essentiel pour pouvoir distinguer les actes des événements et il est possible de faire aussi une distinction entre agents empiriques (naturels) et supra-empiriques (suvranaturels).
CEAPE 2000 se termine par le sujet fondamental consacré à la discussion sur les idées d’existence nécessaire et d’agents supra-empiriques.
Le but de cette recherche est décrit dans la partie introductive sur le développement des habilités humaines qui est étroitement lié au changement des institutions et des styles de vie considérés comme les nouveaux genres d’actes.

La naissance de nouveaux types d’actes peut être considérée comme le début d’une nouvelle autorité reglémentaire pourvu qu’ils montrent, eux-mêmes, la nécessité de décider pour commander, évaluer et penser librement et bien.

L’autorité ou le législateur doit considèrer la production reglémentaire comme production responsable et raisonnable. Tous les actes soumis aux normes doivent être liés à un but rapporté à une valeur.

Si on accepte la subdivision des actes et leur libre évaluation, le sens de la liberté coincide avec le sens de nos pensées, régies par la raison éthique.

La logique montre la structure sensée de nos propositions, sélectionnées par les jeux-linguistiques; elle peut être faible ou fort selon les buts. En ce sens, le monde n’est pas "seulement" tout ce qui se passe, mais surtout liberté et responsabilité.